Voisinage: la brigade nocturne veille

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Ils sont quatre, armés d'un petit appareil mesurant le bruit, à sillonner les nuits nantaises du jeudi au samedi. Ces agents municipaux doivent vérifier l'intensité sonore des bars, à la suite d'une plainte d'un voisin ou lors des patrouilles. Et, si besoin, sévir.

« Nous jouons sur la répression, bien sûr, mais aussi sur la médiation, note Michel Pilon, responsable de la brigade anti-bruit. Nous parlons avec le plaignant et le cafetier, nous les faisons se rencontrer ». La méthode semble efficace. Si, lors de la création de la brigade en 2002, les patrons la considéraient comme une empêcheuse de fêter en rond, leur regard sur cette dernière semble aujourd'hui beaucoup plus tolérant. « Ça se passe bien », assure-t-on des deux côtés.

La mairie reçoit autour de 35 plaintes écrites par an. 60 % environ concernent la musique et les bruits intérieurs au bar, 40 % les sorties de bistrots à la fermeture. Ces plaintes sont plus nombreuses en centre-ville, en raison du nombre de bars, mais aussi de la vétusté des immeubles, souvent mal isolés.