Les raisons de la colère des taxis se démultiplient

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Une « journée d'action nationale » des taxis a eu lieu hier dans plusieurs villes de France autour de revendications nationales (coût du carburant, taxis low-cost...). A Nantes, les locaux ont préféré se réserver pour une action « à la rentrée ». Les motifs de grogne ne manquent pas, en effet, après les récentes déclarations de Jean-Marc Ayrault. Le maire (PS) de Nantes a en effet agité la menace d'une création de licences supplémentaires, alors que la création en mars d'une « zone de prise en charge unique » n'a pas résolu tous les problèmes de pénurie de taxis.
« Les problèmes, qu'on ressent aux heures de pointe, sont dûs aux nombreux embouteillages dans la ville », estime Franck Ladurelle, nouveau président du Syndicat des taxis de Loire-Atlantique (STLA). « Au final, la création de cette zone a apporté plus de problèmes qu'autre chose : les communes périphériques sont désertées en heures pleines, et les taxis nantais ont perdu jusqu'à 20 % de chiffre d'affaires. »G.F.