Classes surchargées en vue

Guillaume Frouin

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Les enfants restent accueillis par les enseignants, qui ne sont pas en grève.
Les enfants restent accueillis par les enseignants, qui ne sont pas en grève. — F. Elsner / 20 Minutes

Cet après-midi, un comité technique paritaire départemental (CTPD) va rendre ses premiers arbitrages en matière d'ouvertures et fermetures de classes dans les écoles. Pas la peine d'attendre le moindre élan de générosité : malgré la poussée démographique de la Loire-Atlantique (+ 502 élèves), seuls cinq postes d'enseignants seront créés en septembre dans les écoles primaires publiques. Une pénurie qui met hors d'eux les syndicats, qui appellent à manifester ce matin devant l'inspection d'académie.

« Plus de poids qu'une grève »
A Rezé, les parents d'élèves de l'école maternelle Roger-Salengro ont eux décidé d'occuper l'établissement, dont l'une des six classes est menacée de fermeture. « Cela a plus de poids qu'une grève des enseignants, qui pourrait passer pour un mouvement corporatiste », explique Juliette Leconte, maman de deux enfants de 3 et 5 ans. Cette assistante de direction redoute ainsi que la hausse du nombre d'élèves par classe « nuise à la qualité d'apprentissage ». « Les enseignants pourraient être amenés à supprimer des activités, en raison du bruit des enfants », explique-t-elle. Des banderoles « Non aux classes surchargées, enseignants en danger » ont ainsi été dressées sur la façade.

soutiens

Une pétition contre la fermeture possible d'une classe a reçu 250 signatures. L'adjointe au maire de Rezé est également venue soutenir les parents d'élèves.