La valse des radars pédagogiques

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Les radars seront mieux répartis.
Les radars seront mieux répartis. — Florence Durand / SIPA

Ce sera donc le plan B. Lundi soir, lors d'une réunion consacrée aux « radars pédagogiques » promis bruyamment en mai, le préfet Jean Daubigny avait suggéré deux scénarios à une quarantaine d'élus, fonctionnaires et représentants d'associations. Soit les nouveaux indicateurs remplacent les panneaux de certains radars fixes actuels - bientôt voués à la déchetterie -, soit ils sont dispatchés en d'autres points dangereux, essentiellement des routes départementales, à en croire la répartition des 231 accidents corporels déjà recensés en 2011. « La deuxième solution semble faire quasi-consensus », note le préfet.

Mise en place progressive
Le préfet ne s'en fâche pas. « Il s'agit d'inciter à réduire sa vitesse, sans autre forme de sanction », rappelle-t-il, passablement agacé par un débat sur la dangerosité de ladite vitesse initié par les associations d'automobilistes et de motards. Il chiffre son courroux : entre janvier et mai, les infractions relevées par les radars mobiles ont augmenté de 30 % par rapport à 2010. Surtout, celles relevées par les radars fixes ont bondi de 16,49 %: « A un tel niveau de mépris, il n'y a aucun intérêt à conserver les panneaux avertisseurs de radars », en déduit le préfet. Acquiescement de son voisin, le député Dominique Raimbourg (PS) et d'une majorité d'invités...
La mise en place des nouveaux « radars » sera désormais progressive. Un premier appel d'offres national sera lancé en septembre. Entre 25 et 28 engins pourraient fleurir à terme.A. G.