Le pont transbordeur, une solution crédible

Frédéric brenon

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Vue, en maquette, sur la nacelle et la passerelle aérienne.
Vue, en maquette, sur la nacelle et la passerelle aérienne. — NPPI Paul Poirier - Jean-Paul Loirat

Le besoin d'un nouveau franchissement de Loire entre Cheviré et le pont Anne-de-Bretagne a été exprimé. Parmi les solutions évoquées (pont fixe, pont levant, tunnel...), celle d'un pont transbordeur moderne séduit de plus en plus d'observateurs. C'est l'idée défendue par l'association Les Transbordés avec l'appui d'industriels et spécialistes. Explications.

L'équipement. Implanté entre le quai de l'Aiguillon et l'île de Nantes, le pont serait composé de deux pylônes haubanés de 100 m de haut. Une passerelle de 260 m de long pour 14 m de large les relierait à environ 60 m du sol. On y accéderait à l'aide d'escaliers et d'ascenseurs. Au dessous, suspendue à des câbles, une nacelle effectuerait des allers-retours entre chaque rive.

Fonctions. L'ouvrage permettrait de traverser le fleuve en 60 secondes. La nacelle embarquerait piétons, deux-roues, bus et véhicules prioritaires à raison d'un départ toutes les 3 minutes et moyennant un ticket Tan pour les non-abonnés. D'accès payant, la passerelle offrirait une promenade aérienne en partie abritée. Surélevés, au centre, se trouveraient un restaurant panoramique de 250 couverts et un espace de réception-exposition. A l'extrémité de la passerelle, un petit hôtel de luxe est aussi envisagé.

Retombées. Les prévisions tablent sur 1,3 millions de passagers par an sur la nacelle, trois fois plus si est créée une ligne de busway haute fréquence. Pour la passerelle, au moins 300 000 touristes annuels seraient attendus.

Faisabilité. Le coût du projet est évalué à 50 millions d'euros mais pourrait générer des recettes de 7 millions d'euros par an. Son financement serait porté par le gestionnaire privé de l'ouvrage, avec l'appui des collectivités. L'essentiel pourrait être conçu et construit par des entreprises de la région.

Atouts et défauts. Ce pont préserverait la navigation sur la Loire et donnerait une image internationale à la ville de Jules Verne. Mais il n'apporte aucune solution directe au trafic automobile et est expérimental.