Les anti-prison vont de la grue à la garde à vue

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Un grand coup de frein aux actions anti-prison. Cinq militants du collectif indépendant qui s'oppose à la construction d'un Etablissement pénitentiaire pour mineurs à Orvault ont été placés hier en garde à vue. Ces cinq personnes s'étaient installées avant le lever du jour dans une grue du chantier de construction du parking Saint-André, déployant face à la cathédrale une grande banderole « Non aux prisons ». Pour les faire descendre, le commissaire central de Nantes a dû faire appel à sept hommes du Groupement d'intervention de la police nationale (GIPN), basés à Rennes et spécialisés dans les opérations délicates. « Le fait d'occuper cette grue n'a rien d'un hasard, expliquait le collectif dans un communiqué. En effet, c'est un chantier Bouygues, entreprise réalisant d'énormes profits en étant le plus gros constructeur de prisons et de centres de rétention en France. » Un peu plus tôt, vers 9 heures, 24 autres militants avaient été conduits au commissariat pour des contrôles d'identité. Tous ont été remis en liberté. Jérôme Jolivet

arbres Trois militants occupent encore des arbres sur le terrain où doit être construit l'Etablissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault, a affirmé hier la police. Ils y sont depuis lundi matin. Le collectif anti-EPM tenait, lui, une réunion hier soir pour envisager de nouvelles formes d'action dans les jours à venir.