Nouvelle piste dans l'affaire Jonathan

Frédéric Brenon

— 

Onze enquêteurs travaillent  à temps plein depuis 2004 à la résolution de la mort de l'enfant.
Onze enquêteurs travaillent à temps plein depuis 2004 à la résolution de la mort de l'enfant. — F; Elsner / 20 Minutes

Il aurait fêté ses 18 ans à la fin du mois. Jonathan Coulom a été enlevé d'un centre de vacances de Saint-Brévin dans la nuit du 6 au 7 avril 2004. Son corps avait été retrouvé un mois et demi plus tard dans un étang à Guérande, ligoté et lesté d'un parpaing. Si le crime n'a jamais été élucidé, une nouvelle « piste sérieuse » est étudiée depuis plusieurs mois, a annoncé hier la section de recherche de la gendarmerie.
Les enquêteurs ont découvert qu'une trentaine d'agressions sexuelles ou tentatives d'agressions ont été commises la nuit dans des centres de vacances de l'ouest de la France, en particulier sur le littoral de Loire-Atlantique. Les faits se sont déroulés de 1982 à 1998 et seraient l'œuvre d'un même homme, non identifié.
D'après les témoignages imprécis des victimes, âgées de 7 à 13 ans à l'époque, l'individu recherché serait né « entre 1950 et 1970 ». « Il agissait sans effraction et usait de stratagèmes pour gagner la confiance des enfants. Il était à l'aise dans ce milieu qu'il devait bien connaître », indique le lieutenant-colonel Pierre Poty.

« Réveiller les mémoires »
Les faits, « particulièrement troublants » selon les enquêteurs, n'avaient pour la plupart « pas été rapportés aux services de police ou gendarmerie ». Ils ont été révélés grâce aux signalements récoltés par le site internet créé en 2008 pour l'enquête. Un appel à témoins est donc relancé. « Nous voulons réveiller les mémoires. Des éléments même anodins peuvent nous faire progresser. »

déjà 1 500 tests ADN

Onze enquêteurs travaillent à plein temps à Saint-Nazaire pour résoudre l'affaire. Plus de 1500 prélèvements ADN ont déjà été réalisés, un ADN masculin ayant été trouvé sur le lit de Jonathan. Parmi les autres pistes, celle d'un tueur en série allemand est « toujours très active ».Pour toute information : www.dossierjonathan.fr