Le pliage japonais prend ses aises

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Un atelier parent-enfant.
Un atelier parent-enfant. — F. Elsner / 20 Minutes

Le furoshiki, c'est le baluchon français version japonaise. Férue d'arts asiatiques, Aurélie Le Marec découvre cette technique de nouage et de pliage de tissus lors d'un cours sur la cérémonie du thé japonaise en 2006. Cet art ancestral japonais tombe alors à pic pour cette jeune femme de 35 ans qui voue un intérêt particulier à l'éco-emballage. Fin 2009, elle crée L'Atelier du Furoshiki pour initier adultes, enfants et scolaires, chez elle, à Saint-Sébastien-sur-Loire. Soucieuse de démocratiser cet art, elle se déplace aussi partout en France notamment dans des musées du textile. Plus de 600 personnes ont déjà participé à ses séances.

Emballage d'objets
Le furoshiki date du VIIIe siècle. Une période où les Japonais devaient régulièrement emballer leurs effets personnels le plus rapidement possible pour fuir leurs villages à cause des guerres internes. Il a également été beaucoup utilisé par les marchands.
Une technique très simple, « il suffit de connaître les deux nœuds de base, explique Aurélie. Quinze à vingt pliages différents suffisent pour pouvoir tout emballer : bouteille, guitare, ordinateur portable… Un savoir-faire très pratique qui me permet de ne quasiment plus utiliser de sacs plastiques. » Depuis une dizaine d'années, le gouvernement japonais incite d'ailleurs les habitants à renouer avec cette technique afin de réduire leur empreinte écologique. Caroline Bonnin