Les anti-aéroport soutiennent leurs militants jugés

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Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées hier après-midi devant le Parlement de Bretagne à Rennes pour soutenir deux militants anti-aéroport jugés par la cour d'appel. Ils avaient été arrêtés le 14 janvier 2009 alors qu'ils perturbaient la réalisation de sondages géotechniques à l'emplacement de la future plateforme de Notre-Dame-des-Landes. Placés en garde à vue, ils avaient ensuite refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.
Le tribunal correctionnel les avait condamnés à quatre mois de prison avec sursis pour « vol de terre et destruction » et « refus de prise ADN ». La même sanction a été requise hier par le procureur, à l'issue du procès d'appel. L'arrêt sera rendu le 10 mai.
« En tant que paysan, m'accuser de voler de la terre n'a pas de sens », dénonce Christian David, l'un des deux prévenus. « Ce motif est ridicule. Nous avons empêché des prélèvements, la terre est restée sur place », explique Dominique Fresneau, président de l'Acipa, principale association opposée au projet d'aéroport. « On stigmatise deux personnes alors que nous étions une cinquantaine à agir à visage découvert, poursuit-il. C'est dommage, ce procès était évitable. Le dialogue est coupé avec les porteurs locaux du projet. Ils sont déterminés à nous faire taire. »Le futur aéroport doit ouvrir ses portes fin 2017. Les travaux pourraient débuter en 2014.F.B. et J.G.

recours juridiques

Après Europe écologie-Les Verts et la communauté de communes d'Erdre et Gesvres, qui ont déposé fin février un recours devant le Conseil d'Etat, cinq associations viennent d'attaquer le choix du gestionnaire Vinci devant le tribunal administratif. Elles dénoncent un cahier des charges qui « ne correspond pas à la déclaration d'utilité publique du projet ».