L'université teste un journalisme « alternatif »

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Son nom, « volontairement glamour » bien que pas vraiment adapté, relève d'un bon plan comm'. Mais qu'importe : depuis hier, le site de « L'Observatoire du Bonheur Nantes » est en ligne. Cette « expérience journalistique », menée par vingt-et-un étudiants du département Information-Communication de l'université de Nantes, vise à porter un nouveau regard sur la vie locale.
« Chaque étudiant devait faire un reportage en partant d'une statistique officielle, trouvée sur internet », explique Francis Mizio, leur intervenant et ancien journaliste à Libération (1994-1998). « Il leur était simplement interdit d'interviewer un homme politique ou un communicant : leur métier est de nous faire vendre du bonheur, et la presse crève actuellement de l'hyper-communication. » Les « supermarchés du sexe » de Nantes, la galère pour trouver une place en crèche ou le blues des agriculteurs ont ainsi été traités. L'initiative, « unique en son genre », est ouverte aux contributions des internautes.G.F.