Nuit du 31 : pourquoi ça n’a pas flambé

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Un calme relatif, mais remarqué. Alors que dix-neuf voitures ont brûlé lors de la Saint-Sylvestre en Loire-Atlantique (contre vingt-quatre l’an passé), les policiers y voient le début d’une « prise de conscience ». « Après les événements de novembre, certains adultes ont responsabilisé les jeunes », explique Yves Monard, le directeur départemental de la sécurité publique. Aux Dervallières, seuls trois véhicules ont ainsi été incendiés . L’un des deux jeunes de 15 et 16 ans arrêtés est d’ailleurs présenté ce matin au parquet. Le second, mis hors de cause, a été remis hier en liberté. Par ailleurs, quatre majeurs, soupçonnés d’avoir brûlé deux voitures à Blain, sont, eux, jugés ce matin à Saint-Nazaire. Artiste et militant associatif, Karim Ammour voit dans ce calme relatif une « conséquence indirecte » de Tchatche Session. Ces deux grands concerts-débats, qui ont rassemblé 800 jeunes les 21 et 22 décembre à Malakoff et Bellevue, ont été organisés par soixante-dix jeunes des quartiers. « Lors des préparatifs, certains m’avaient dit que donner la parole aux jeunes avant la Saint-Sylvestre pouvait désamorcer les tensions », confirme Karim Ammour. Guillaume Frouin