«Les low-cost, une aubaine pour Nantes»

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Directeur de l’aéroport Nantes-Atlantique. Deux mois après l’arrivée de Ryanair sur le tarmac nantais, quel bilan en tirez-vous ? Pour l’instant, l’impact sur la fréquentation a été totalement marginal. Mais à terme, c’est une aubaine pour l’aéroport et l’économie régionale. Une étude d’impact de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) évalue à 410 e la somme moyenne dépensée lors de leur séjour par chacun des 120 000 touristes britanniques attendus. Une compagnie low-cost marocaine va bientôt lancer une liaison Nantes-Marrakech, affirmait le 29 décembre Ouest-France. Qu’en est-il ? Nous avons des projets avec Atlas Blue, comme nous en avons avec quinze ou vingt autres. Mais rien n’est fait. Les processus de décision sont très longs, et peuvent prendre trois à quatre ans. Il y a six mois, par exemple, je vous aurais dit qu’à 99 %, une liaison allait ouvrir avec Tunisair. Ce qui n’est toujours pas le cas. Une chose est sûre, le développement des aéroports se fait essentiellement sur les bas tarifs. Il faut donc prendre en compte ce secteur pour continuer à se développer. Easyjet, l’autre poids lourd du secteur, est absent à Nantes. Etes-vous en contact avec eux ? Nous avons eu des occasions de les approcher, lors de séminaires de travail et de rencontres professionnelles. Ce sont des compagnies que nous aimerions bien avoir. De même, nous n’avons actuellement pas de liaisons avec l’Europe de l’Est. Il serait certainement pertinent d’en ouvrir par exemple avec la compagnie Wizzair (Hongrie). Recueilli par Guillaume Frouin

bilan L’aéroport a présenté hier son bilan 2005, qualifié de « millésime exceptionnel ». Le nombre de voyageurs a progressé de 11,5 %, et un nouveau bond de 15 % est attendu pour 2006 avec l’ouverture des lignes Ryanair.