Les hérissons se plaisent à Nantes

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Une cinquantaine de hérissons ont été repérés sur les deux quartiers étudiés.
Une cinquantaine de hérissons ont été repérés sur les deux quartiers étudiés. — CHAMUSSY / SIPA

Considéré comme un bon indicateur de la biodiversité –sa présence garantit celle de nombreuses autres espèces– le hérisson d'Europe fait l'objet d'une étude spécifique depuis 2009 à Nantes. Au total, près de 50 hérissons ont été repérés sur les deux quartiers analysés : Erdre-Porterie et Dervallières. Il en ressort un portrait du hérisson urbain différent du hérisson des champs. Il hiberne moins longtemps car la ville offre plus d'aliments et une température plus élevée, il est plus actif au petit matin (car moins de trafic et de piétons), il se déplace beaucoup moins (autour de 300 m au lieu d'un kilomètre). L'étude, qui se poursuit au premier semestre, insiste aussi sur le « fort capital sympathie du hérisson » auprès des citadins, conduisant à une « semi-domestication ».