L'assassin condamné à la prison à vie

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Patrick Le Tertre, avocat de l'accusé.
Patrick Le Tertre, avocat de l'accusé. — F. Elsner / 20 Minutes

« Il encaisse, mais il n'envisage pas de faire appel », a réagi son avocat juste après. Alain Faury-Santerre, 51 ans, a été condamné hier à la réclusion criminelle à perpétuité, pour avoir tué puis découpé le corps de sa compagne dans deux valises à Nantes en juin 2008. Sa peine est assortie de dix-huit ans de prison incompressibles, alors que l'avocat général en avait requis vingt-deux.
Jugé pour « meurtre aggravé », Alain Faury-Santerre a finalement condamné pour « assassinat », les jurés estimant que son geste avait été prémédité. La scie qui a servi à découper le corps de Françoise Gallen aurait en effet été achetée avant la dispute conjugale où la victime avait été étranglée... Des témoins ont également dit l'avoir vue vivante après la date de décès avancée par Alain Faury-Santerre. Son avocat, qui avait mis en avant l'incertitude des experts et les approximations des témoins, avait aussi tenté d'attirer l'indulgence des jurés, en retraçant « la descente aux enfers » de cet ancien patron d'un bar-restaurant. Après une sauvage agression par des clients et trois semaines de coma artificiel en 1991, son client s'était en effet petit à petit désocialisé, jusqu'à devenir sans domicile fixe. En vain.Guillaume Frouin