Accro au jeu et au sexe à cause d'un médicament

JUSTICE Un malade de Parkinson attaque un laboratoire pharmaceutique...

Guillaume Frouin

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Didier Jambart, 52 ans, habite Indre.
Didier Jambart, 52 ans, habite Indre. — F. Elsner / 20 Minutes

C'est une première en France, selon son avocat. Cet après-midi, Didier Jambart, un malade de Parkinson de 52 ans, va assigner son neurologue et le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) devant le tribunal de grande instance de Nantes. Il leur reproche de ne pas leur pas avoir signalé les effets indésirables du Requip, médicament avec lequel il a été traité entre 2003 et 2005.

Il devient accro au jeu et au sexe
Marié et père de deux garçons, cet habitant d'Indre est en effet devenu vite accro au jeu. En un an, il dépense ainsi « 100 000 € » dans les casinos et les sites de jeu en ligne. Pour assouvir sa passion, ce cadre alors habilité « secret défense » à la DCNS multiplie donc les crédits à la consommation. Surtout, il vole des numéros de cartes bancaires. Voisins, collègues, l'agent immobilier qui prend en photo sa maison... Tout le monde y passe. Y compris ses nouvelles relations homosexuelles : depuis qu'il prend du Requip, Didier Jambart est aussi sujet à l'exhibitionnisme et aux poussées d'« hypersexualité »... Depuis, cet ancien conseiller municipal a changé de médicament, et les effets indésirables ont cessé. GSK, de son côté, affiche à présent une mise en garde sur sa notice.
Aujourd'hui, Didier réclame 450 000 € au titre du préjudice moral et économique. « Depuis cette histoire, mon avancement de carrière a été stoppé net », plaide-t-il. « On est aussi des parias à Indre. On n'a plus d'amis, on vit isolé au milieu du monde. »

No Comment

Le Requip est toujours en vente aujourd'hui. « C'est un bon médicament pour traiter la maladie de Parkinson, mais il a de gros effets secondaires », insiste Didier Jambart. Interrogé hier, le laboratoire GSK s'est refusé à tout commentaire.

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