Un « psychopathe » en prison

Guillaume Frouin

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Les caravanes situées dans le hameau où a été arrêté le suspect, jeudi à Arthon-en-Retz, ont été placées sous scellés.
Les caravanes situées dans le hameau où a été arrêté le suspect, jeudi à Arthon-en-Retz, ont été placées sous scellés. — F. Elsner / 20 Minutes

Si les soupçons se confirment d'ici à son procès, Tony Meilhon encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ce récidiviste de 31 ans a en effet été mis en examen samedi et écroué pour « enlèvement suivi de la mort » et « viol » de Laëtitia, cette adolescente de 18 ans dont on a retrouvé le scooter accidenté mercredi près de Pornic. Déjà condamné une quinzaine de fois, le suspect évoque un « simple accident mortel de la circulation », selon le procureur de la République de Nantes. « Peu bavard », il n'a pas dit ce qu'il était advenu de Laëtitia.
Mais un deuxième homme, qui était hier en garde à vue, pourrait éclairer les enquêteurs. « Il était dans l'entourage de Tony Meilhon et de la victime dans les heures qui ont précédé la disparition », explique Xavier Ronsin. « Son témoignage est important pour infirmer ou confirmer certaines déclarations du mis en examen. »

Une famille « à la Zola »
Tony Meilhon, qui peut être « l'homme le plus adorable du monde » selon sa sœur, est aussi un être « égoïste, violent et à la limite psychopathe », rapporte un proche de la famille. Il est vrai que ce Nantais est né dans une famille « à la Zola », avec « un père alcoolique et violent ». Tombé très jeune dans la délinquance, Tony Meilhon est ainsi « archi-connu » au palais de justice. « C'est un dur à cuire, un violent voyou, dangereux depuis 20 ans, qui connaît les rouages de la justice », soupire l'homme. « Il ne dira jamais où il a planqué le corps de Laëtitia : il sait que si les gendarmes ne le découvrent pas, ils ne pourront pas prouver le viol. Pareil pour le meurtre : il pourra toujours dire que c'était juste un accident. »
Aujourd'hui, ce proche de la famille est « révolté » contre le « laxisme » des différents juges devant lesquels a comparu Tony Meilhon, quand celui-ci était plus jeune. « On lui a toujours trouvé des excuses, en lui disant que c'était un pauvre petit alors qu'il est en réalité un grand méchant », poursuit-il. « Il aurait fallu l'encadrer, le mettre au boulot ou dans une institution spécialisée… La justice aurait dû préserver la population nantaise de ce genre d'individus. Maintenant, c'est trop tard, il n'y a plus rien à faire. Il faut le mettre en prison jusqu'à la fin de ses jours. »