L'estuaire vise le label Unesco

Frédéric Brenon

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Oublié par l'Unesco, l'estuaire de la Loire mise sur ses atouts pour décrocher le label.
Oublié par l'Unesco, l'estuaire de la Loire mise sur ses atouts pour décrocher le label. — F. Elsner / 20 Minutes

Les communes du val de Loire célèbrent ce week-end le dixième anniversaire de l'inscription du fleuve sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Quatre départements sont concernés par l'événement mais pas la Loire-Atlantique puisque le secteur classé, qui débute à Sully-sur-Loire (Loiret), s'arrête à quelques kilomètres, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Une absence étonnante qu'aimeraient corriger Nantes métropole et la ville de Nantes en obtenant le classement de l'estuaire au patrimoine mondial.

Des retombées et des contraintes
« Nous préparons le dépôt d'une demande auprès de l'Unesco », confirme Stéphane Junique, adjoint PS au maire de Nantes, chargé du patrimoine. « Nous sommes déjà au travail avec une petite équipe. Ce n'est pas un coup médiatique, c'est un vrai défi. » Le dossier de l'estuaire porterait sur ses spécificités « environnementales, architecturales, historiques, et sur le partage des activités humaines (culture, industrie) ». Le périmètre s'étirerait au minimum de Saint-Nazaire à Nantes, mais pourrait s'étendre plus en amont. « Il y a beaucoup de choses à définir en consultant les collectivités et partenaires, précise Stéphane Junique. C'est une démarche qui prend beaucoup de temps. Certaines villes ont mis près de vingt ans ! On veut se donner les moyens que notre dossier soit retenu lorsqu'on le présentera. »
L'inscription à l'Unesco apporterait des « retombées touristiques et culturelles très importantes ». Mais elle engendre aussi des contraintes « à ne pas négliger ». « On ne fait plus ce qu'on veut en terme d'aménagement. Or il ne faudrait pas “muséifier” le territoire. Tout devra donc être parfaitement réfléchi ».