Deux nettoyeurs très haut perchés

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« Il faut aimer faire quelque chose qui sort de l’ordinaire. » Vincent Peignet est agent de propreté. Sa marotte : laver les vitres de la tour Bretagne... à 140 mètres au-dessus du sol. Avec Yann Coatleven, son collègue, ils viennent de nettoyer les 1 370 vitres et émalites (miroirs) du plus haut point de vue de Nantes. Trois semaines et demi de travail. Une opération à risques qui s’effectue une fois par an. « C’est suffisant, bien que ce soit très sale à cause de la pollution, affirme », Jean-Marc Mion, directeur commercial de Yanet, la société de nettoyage. Cet emploi nécessite une préparation physique particulière. « Il faut beaucoup frotter, insiste Vincent. Mais le plus impressionnant, c’est quand la nacelle, fixée à la terrasse de la tour, à 145 mètres, se jette dans le vide. » Selon Yann, « il faut juste ne pas regarder en bas. Le danger existe, mais nous sommes vraiment en sécurité. Cela n’empêche pas de se faire quelques frayeurs. » Les conditions météo sont très importantes. Ainsi, pour pouvoir travailler sans risques, la loi interdit de grimper lorsque le vent dépasse 45 km/h. « A vrai dire, même avec des rafales à 30 km/h, les gars ne montent pas sur la nacelle », précise Jean-Marc Mion. De plus, à bord, les agents sont équipés d’un anémomètre, un appareil qui mesure la force du vent. Enfin, le travail doit se faire en totale harmonie. « Il faut toujours se parler », précise Yann. « On reste vigilant, renchérit Vincent. Et on vérifie toujours la sécurité de son collègue, et vice et versa. » La nacelle, « c’est notre loft, sourit Yann. Il nous arrive même de chanter. » J. Pailloux

formation Ces agents de propreté suivent des stages pour se familiariser avec l’altitude et les consignes de sécurité. « Ce n’est pas obligatoire mais nous le faisons toujours », précise Jean-Marc Mion.