Ils resteront fermés le dimanche

Frédéric brenon

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Les commerces du centre-ville souhaitaient ouvrir deux dimanches avant Noël.
Les commerces du centre-ville souhaitaient ouvrir deux dimanches avant Noël. — F. Elsner / 20 minutes

La mairie de Nantes vient de trancher. Elle n'autorisera pas une ouverture exceptionnelle de ses commerces les deux dimanches après-midi précédant Noël. Une demande de dérogation avait été formulée en ce sens il y a quinze jours par l'association Plein centre, qui représente plus de 300 commerçants du centre-ville nantais. Les syndicats patronaux Medef et CGPME étaient d'accord, tout comme la chambre de commerce et d'industrie. Les syndicats de salariés, en revanche, n'y étaient pas favorables. Faute de « consensus syndical », la mairie socialiste préfère s'en tenir à la position de la communauté urbaine, laquelle refuse toute dérogation à l'ouverture dominicale.

L'exception nantaise
« Nous sommes dans un contexte social extrêmement dégradé. Il ne faut pas s'étonner que les syndicats ne soient pas prêts à avancer en ce moment sur cette question délicate », remarque Alain Robert, adjoint au maire. Pour motiver leur demande, les commerçants faisaient pourtant valoir un chiffre d'affaires moyen en baisse d'environ 25 % pendant un mois et demi en raison des « nombreuses manifestations  qui ont fait fuir les clients ». « Mais nous ne sommes pas responsables de ces mouvements sociaux, ajoute Alain Robert. C'est plutôt à l'Etat qu'il faudrait réclamer une compensation. » « Nous exprimons un besoin économique, on nous apporte une réponse politique, déplore Hugues Frioux, président de Plein centre. C'est décevant, derrière les boutiques il y a aussi des familles. La mairie nous laisse de côté. » Nantes fait figure d'exception. La plupart des grandes villes françaises autorisent une ouverture des magasins les dimanches précédant Noël.