Les étudiants ne désarment pas

Frédéric Brenon

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Près de 800 étudiants ont participé à l'assemblée générale hier midi sur le campus.
Près de 800 étudiants ont participé à l'assemblée générale hier midi sur le campus. — F. elsner / 20 minutes

La colère est toujours vive et l'opposition à la réforme des retraites n'est pas finie. Voilà en substance le message envoyé au gouvernement par les 800 étudiants nantais réunis en assemblée générale hier midi. Unanimes sur leur volonté de « poursuivre la lutte », ils ont adopté, d'une courte majorité, le principe d'un blocus jusqu'à lundi des bâtiments de lettres et sciences humaines. « Le blocus permet à tous les étudiants de se mobiliser sans être lésés par la tenue des cours », explique Sylvain Terrien, porte-parole de Sud-étudiant. « La détermination des étudiants est intacte, se félicite Valentin Bourgeois, du syndicat Unef. Le blocus permanent, en revanche, est problématique pour les boursiers et le contrôle continu. »

Relais avec les salariés grévistes
« Il n'est pas vrai qu'un blocus ne nuit pas à la formation et à la réussite de nos étudiants », s'inquiétaient il y a quelques jours les six directeurs de la filière lettres-sciences humaines, déplorant également « le fait que cette situation se répète à l'identique et à intervalles réguliers depuis plusieurs années ». « Par notre mobilisation, on peut être un relais pour les salariés grévistes qui ont cessé d'agir pour des raisons financières, insiste Sylvain Terrien. Si les lycéens se battent de nouveau avec nous jeudi, s'il y a du monde dans la rue samedi, ce sera un signe fort. »

stations-service

Selon la préfecture, 10 % des stations étaient encore en rupture de stock hier, 19 % n'étaient approvisionnées que partiellement et 71 % fonctionnaient normalement.