L'autre folle journée nantaise

Guillaume Frouin

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La grève à la raffinerie Total de Donges, tout comme au dépôt de carburants voisin, a été reconduite hier jusqu'à vendredi midi.
La grève à la raffinerie Total de Donges, tout comme au dépôt de carburants voisin, a été reconduite hier jusqu'à vendredi midi. — F. Elsner / 20 Minutes

Ça part dans tous les sens. La fièvre sociale contre la réforme gouvernementale des retraites a gagné hier, en Loire-Atlantique, de nouveaux pans de l'économie. Rapide tour d'horizon.

Les éboueurs s'y mettent. A l'instar du service du nettoyage des rues, les éboueurs nantais ont rejoint hier la grève. Les poubelles ne seront donc plus ramassées « aussi longtemps que nécessaire », prévient Jean-Philippe Mazan (CGT).

Incidents chez les lycéens. Soixante-six lycées, sur les 117 des Pays de la Loire, sont touchés par des blocages ou des barrages filtrants, selon le rectorat. Six lycéens ont par ailleurs été interpellés à Nantes, pour des jets de pierres ou des feux de poubelles en marge d'une manifestation improvisée le matin en centre-ville. Une voiture a également été brûlée près du lycée Livet.

Donges rempile. La raffinerie Total et le dépôt de carburants de Donges ont reconduit leur grève jusqu'à vendredi midi. « C'est une semaine décisive : tout doit être plié vendredi, avant le début des vacances scolaires », martèle Philippe Kerloch, secrétaire général du syndicat des chauffeurs de camions-citernes.
Transports perturbés. Les trams 1 et 2 d ont été bloqués hier matin par des manifestants. Le trafic sera aujourd'hui comparable à celui des vacances scolaires, mais sera aussi perturbé par la manif de 14 h 30 en centre-ville.

Aéroport

30 % des vols sont annulés aujourd'hui à l'aéroport Nantes-Atlantique, à cause de la grève. Des « recommandations » ont été faites aux compagnies pour qu'elles s'approvisionnent ailleurs en kérozène.