Le financement de l'aéroport est ficelé

Frédéric brenon

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Auxiette, Mareschal et Ayrault se sont félicités d'avoir franchi « une nouvelle étape ».
Auxiette, Mareschal et Ayrault se sont félicités d'avoir franchi « une nouvelle étape ». — F. Elsner / 20 Minutes

Ils sont tous trois les premiers défenseurs du projet de Notre-Dame-des-Landes. Jacques Auxiette, président PS du conseil régional, Patrick Mareschal, président PS du conseil général, et Jean-Marc Ayrault, président PS de Nantes métropole, ont annoncé ensemble, hier, que les modalités de financement du nouvel aéroport était désormais conclues. Le projet global (hors desserte ferroviaire) est évalué à 560 millions d'euros. Les collectivités locales participeront à hauteur de 115,5 millions d'euros, l'Etat s'est engagé à apporter 125,5 millions et Vinci, constructeur et concessionnaire du futur aéroport, déboursera environ 320 millions d'euros.

« Nous entrons dans la réalisation »
Les collectivités mettant la main à la poche sont au nombre de six : la région Pays de la Loire (35 % des 115,5 millions d'euros), la région Bretagne (25 %), le département de Loire-Atlantique (20 %), la communauté urbaine de Nantes (15,5 %), la communauté d'agglomération de Saint-Nazaire (2,5 %) et la communauté de communes Cap Atlantique (2 %). Le montant de leur participation, qui doit être entériné le 18 octobre par les assemblées, sera non révisable, étalé sur trente ans et, surtout, remboursable en fonction des bénéfices futurs de l'exploitant.
Les collectivités ont aussi obtenu que leur soit reversé le produit de la vente des terrains de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique. « Notre investissement sera faible pour un aéroport international moderne », juge Jacques Auxiette. « Nous entrons dans la phase de réalisation et nous avons une certaine fierté à avoir tenu bon, malgré les critiques », avoue Jean-Marc Ayrault. L'ouverture au public est prévue pour 2017.