Des assurances pour l'avenir

Guillaume Frouin (avec AFP)

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La tempête Xynthia a fait 53 morts essentiellement en Vendée et Charente-Maritime.
La tempête Xynthia a fait 53 morts essentiellement en Vendée et Charente-Maritime. — P. SAURA / SIPA

Tirer les leçons de Xynthia. C'est ce qu'ont commencé à faire les députés, en proposant une remise à plat du régime des assurances, après le passage de la tempête qui avait fait 53 morts en Vendée et Charente-Maritime dans la nuit du 27 au 28 février. Jusque-là, les dégâts occasionnés par le vent, la pluie, la neige ou la grêle étaient en effet pris en charge dans les contrats d'assurances de biens. En revanche, les inondations, tremblements de terre et autres effets de la sécheresse en étaient exclus, et rentraient dans le régime des catastrophes naturelles.

« Ni liste, ni critères précis »
« Les catastrophes naturelles ne sont pas délimitées, et il n'existe ni liste, ni critères précis définissant ce qui relève de ce régime », pointe le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale. Pour les députés, il faudrait que la définition de ces risques soit confiée à un « organe collégial doté d'une autorité scientifique incontestable ».
De son côté, la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) a salué hier ces propositions. L'idée de créer un observatoire de la prévention, qui permettrait de réunir les outils d'évaluation du risque, serait « un vrai levier d'amélioration de la connaissance des risques », considère l'un de ses responsables.

Réserves

La FFSA a émis des réserves sur d'autres idées des députés, comme celle du principe d'un prélèvement sur les cotisations des assurés pour financer le plan digues.