Le transfert du CHU sous les critiques

Frédéric Brenon

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Le transfert s'effectuerait de 2020 à 2024.
Le transfert s'effectuerait de 2020 à 2024. — B. BECHARD / 20 MINUTES

Il doit normalement voir le jour en 2020. Seulement voilà, le regroupement des activités du CHU sur l'île de Nantes, près du MIN, est loin de faire l'unanimité. Partisans et opposants rivalisent d'arguments sur le sujet depuis plusieurs jours. Un nouveau bras de fer a eu lieu vendredi lors du conseil municipal. Favorable au regroupement sur un site unique, l'UMP désapprouve fortement le choix de l'île de Nantes. Le parti pointe du doigt le manque de surface disponible, les difficultés d'accès, les nuisances sonores, et le coût du projet de 300 millions d'euros, une estimation qui serait « sous-évaluée ». Il milite pour une installation du CHU sur le site de l'actuel hôpital nord, où le foncier serait plus important, l'accessibilité bien meilleure et où des structures médicales sont déjà en place

Un soutien médical au projet
La CGT a aussi exprimé ses « craintes » tandis que le MoDem, estimant que le site de l'île de Nantes « présente en apparence beaucoup d'inconvénients », réclame un « débat public transparent ». Insistant sur l'importance de « maintenir le CHU au centre de l'agglomération », la majorité socialiste compte de son côté sur le soutien récent de la commission médicale de l'établissement. Elle assure aussi disposer d'un accord de principe de la Ministre de la santé. Un argument pourtant contredit par l'UMP.