Nantes veut devenir un pôle d'excellence

Frédéric Brenon

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Seuls cinq instituts seront retenus.
Seuls cinq instituts seront retenus. — G. VOINOT / FONDATION CENTAURE

« C'est une opportunité énorme. Il ne faut pas la rater ». Le professeur Jean-Paul Soulillou croit énormément dans le projet d'Institut hospitalo-universitaire (IHU) qu'il porte pour Nantes aux côtés du CHU, de l'université et de l'école nationale vétérinaire et agroalimentaire. L'enjeu est de taille et la concurrence sévère. Voulus par Nicolas Sarkozy, ces IHU seront de véritables pôles d'excellence en matière de soins, de recherche et d'enseignement, organisés autour d'un projet scientifique thématique. Des moyens très conséquents (850 millions d'euros) leur seront accordés, dans le cadre du Grand emprunt. Un gâteau d'autant plus convoité qu'ils ne seront que cinq à se le partager. Un jury international désignera en fin d'année les lauréats, parmi une dizaine de candidats.

Déjà une solide réputation
Le projet nantais sera dédié aux sciences de la transplantation et à l'immunothérapie. Avec environ 1000 personnes, dont 150 médecins et 220 chercheurs, l'équipe de Jean-Paul Soulillou possède déjà une solide réputation dans ce domaine. « Si l'on est retenu, on aura à Nantes les capacités de faire venir les meilleurs talents internationaux. On fera avancer la médecine, on sortira des premières mondiales. Sur le plan économique, on pourra accrocher de grands groupes de pharmacie et de biotechnologies. »