Nantes, bonne élève européenne

Antoine Gazeau

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L'Université propose des remises à niveau linguistiques pour les candidats au départ.
L'Université propose des remises à niveau linguistiques pour les candidats au départ. — J.-S. Evrard / 20 Minutes

Elle veut « perfectionner son anglais ». Alors Laura, étudiante en deuxième année de biologie marine, se rendra en janvier prochain dans l'une des deux universités anglophones de sa branche qui sont partenaires avec l'Université de Nantes : celle de Tromso, en Norvège ! Depuis hier, elle apprend aussi le norvégien, à raison de trois heures intensives par jour. Avec 14 camarades, « pour limiter le choc culturel », explique sa prof scandinave, Randi Ilari. Une aide au départ qui distingue le campus nantais de la plupart de ses pairs.

L'Espagne en tête
Car, non seulement les étudiants français détrônent les Allemands en tête des bénéficiaires du programme européen d'études à l'étranger Erasmus en 2008-2009, mais l'Université de Nantes devance largement les autres campus. Pour sept mois en moyenne, elle a envoyé 464 étudiants à l'étranger, quand celle de Bourgogne-Dijon, deuxième, en expédiait 330. C'est 21 % de plus qu'il y a deux ans, 56 % de plus qu'en 2003.
« Notre politique est très volontariste depuis au moins cinq ans, résume Sébastien Youinou, directeur du service Relations internationales de l'université. Les aides de la région sont aussi plus importantes qu'ailleurs. » Les initiatives se multiplient également, comme l'ouverture de la Maison des échanges internationaux et de la francophonie, en 2008. Et au final, « la position non frontalière de Nantes aide à la diversification ». En 2008-2009, l'Espagne pointe certes en tête des destinations favorites (30 %), devant le Royaume-Uni (19 %), l'Italie (12,5 %) et l'Allemagne (11 %). Mais d'autres pays émergent : « Le nord attire », note le directeur. Comme la Norvège, pour apprendre l'anglais…