Hôpitaux : la piqûre de rappel passe mal

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Des résultats controversés

La publication, hier, par le ministère de la Santé de son « classement » des hôpitaux et cliniques dans la lutte contre les infections nosocomiales a été diversement appréciée dans la région

Montré du doigt, le centre hospitalier Bellier figure ainsi dans la catégorie D

La polyclinique de l'Atlantique est, elle, en catégorie D, le plus bas échelon, soit parmi les « établissements les plus en retard » dans la lutte contre ces fameuses infections contractées lors d'une hospitalisation

« Notre score, en trompe-l'oeil, n'est pas du tout révélateur de la réalité », assure une responsable de la direction de l'hôpital Bellier

« Dans le questionnaire, il nous était demandé le nombre de postes dédiés à l'hygiène qui figuraient au budget

Or, les personnels qui s'en occupent chez nous n'apparaissent pas dans notre budget

Ils proviennent du CHU, avec qui nous sommes liés par un accord de coopération

Résultat, nous sommes mal notés sur ce critère

» Pourtant « nous appliquons exactement les mêmes procédures » que le CHU de Nantes, qui figure lui en catégorie B

Au CHU, tout le monde ne verse pas pour autant dans l'autosatisfaction

Des « inquiétudes » ont été exprimées par la CFDT, concernant le ménage

« Faute de balayage, de gros morceaux de poussière sont retrouvés dans les chambres et les couloirs, ce qui contribue à développer les infections nosocomiales », affirme Catherine Olivier, secrétaire de la section CFDT au CHU

La faute, selon elle, à des postes vacants non remplacés

G F

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risque « Un score parfait ne signifie pas qu'il n'existe pas de risque infectieux, mais indique que l'établissement a mis en place un dispositif maximum pour limiter ce risque », souligne l'agence régionale d'hospitalisation.