Rompre la loi du silence à l'école

©2006 20 minutes

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« Il y avait un élève qui se faisait taper dessus par un plus grand

Dès qu'on a vu ça, on est allés le dire au proviseur et ça s'est réglé

Pourtant, beaucoup ne le font pas par peur des représailles

» Du haut de ses 14 ans, Maxime raconte son quotidien de quatrième au collège Jean-Rostand à Orvault

C'est de son établissement, hier soir, qu'a été lancée la nouvelle campagne de prévention « du racket, du vol, du recel et de la violence », en direction des élèves de cinquième des collèges publics et privés

Animée par Nantes métropole, cette campagne, reconduite depuis plusieurs années, vise à limiter les comportements délinquants en informant sur les peines encourues et en encourageant le dialogue

Assurées par la police et la gendarmerie, des séances d'information seront aussi proposées dans les classes

«Il n'y a pas de fatalité à la délinquance juvénile, tout comme il n'y a pas de répression efficace sans prévention, considère Stéphan Autin, procureur de la République

Il faut faire passer le message aux jeunes que lorsqu'ils sont victimes ou témoins, il ne faut pas avoir peur de parler

Car au bout du compte, c'est la liberté des jeunes qui est remise en cause

» « Rompre la loi du silence, ce n'est pas faire de la délation, c'est avoir une attitude citoyenne pour que ça cesse », estime Gérard Prodhomme, inspecteur d'académie

Frédéric Brenon

brochures 11 000 plaquettes et courriers seront envoyés au domicile des parents. Le même nombre sera distribué dans les collèges publics et privés de l'agglomération.