Impôts locaux, la droite s'étrangle

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La droite monte au créneau

L'opposition municipale a vivement critiqué hier le projet de budget de la ville de Nantes, qui va être discuté demain en conseil municipal

« Nantes est l'une des rares villes de France à augmenter ses taux de fiscalité locale », assure Céline Barré (UMP)

« Depuis 2001, les recettes fiscales ont augmenté de 26 %, calcule l'élue

Par rapport à l'an passé, la ville va engranger 8 millions d'euros en plus, qui vont couvrir la hausse de ses dépenses de gestion

» La taxe d'habitation et les taxes foncières devraient ainsi augmenter de 0,7 % cette année à Nantes

Un « recours très limité » aux impôts locaux, estime Albert Mahé, adjoint (PS) aux finances

« Pour la plupart des foyers fiscaux concernés, la hausse sera comprise entre 10 et 15 euros, affirme-t-il

C'est à peine le prix de deux places de cinéma au Gaumont

Je ne trouve pas ça énorme

» Et de rappeler, dans la foulée, que « la mairie, ce sont des services proposés aux usagers

L'entretien des routes, la culture, les crèches ou l'éducation, tout cela a un coût

Cela sert aussi à cela, les impôts locaux ! »

De plus, 2 006 est une « année de fort investissement », avec entre autres l'achèvement des travaux de rénovation du château et la réalisation de la piscine du quartier Malakoff

L'opposition de droite a préféré se focaliser hier sur « la hausse de 10 % du budget communication », et celle de « 50 % des frais de réception »

« C'est un budget de campagne et de propagande électorale », estime les conseillers municipaux de droite

Guillaume Frouin

inflation L'augmentation des impôts entre 2000 et 2006 est « semblable à l'inflation », pour Albert Mahé, adjoint (PS) aux finances. « Nous ne sommes pas la ville qui tape le plus sur le contribuable ».