de gaulle va bronzer avant l'été

Benjamin Rullier

— 

Le buste de la future statue a été coulé hier à 1 200 °C dans une fonderie d'art de Blain.
Le buste de la future statue a été coulé hier à 1 200 °C dans une fonderie d'art de Blain. — J.-S. Evrard / 20 Minutes

Il avait déjà son boulevard sur l'île de Nantes. Le buste de la future statue en bronze du général de Gaulle, qui sera inaugurée sur le cours des Cinquante-Otages le 18 juin, pour l'anniversaire du fameux « Appel », a été fondu hier dans une fonderie d'art de Blain. Cinq autres morceaux suivront dans les trois prochaines semaines. « C'est un travail délicat, mais passionnant, confie Christophe Le Floch, patron de la fonderie qui porte son nom. C'est ma première statue d'un grand homme politique, alors forcément, c'est un événement important. »

Une « image plus humaine »
Le monument, qui doit mesurer 2,20 m de haut et peser plus de 400 kg, a été créé par la sculptrice nantaise Françoise Boudier, habituée à des créations plus modestes. « J'ai souhaité montrer une image plus humaine du général, explique l'artiste. Il sera représenté en train de marcher, en uniforme et le képi sous le bras. Je me suis basée sur des photos datant de la guerre, fournies par la Fondation Charles-de-Gaulle .»
Cet été, Nantes deviendra ainsi la deuxième ville de province (après Avignon) à accueillir une statue de plain-pied du général de Gaulle. Montant de la facture : plus de 88 000 €. « C'est un engagement qu'a pris la mairie à la suite d'une demande des associations d'anciens combattants, précise Stéphane Junique, adjoint au maire chargé du patrimoine. Il se tiendra au bout du cours des Cinquante-Otages, un lieu symbolique de la résistance à Nantes. » Sur le socle, seront inscrits des extraits du discours qu'a prononcé Charles de Gaulle le 14 janvier 1945, lorsqu'il a remis la croix de la Libération à Nantes, la première ville française à être ainsi distinguée. Un retour d'ascenseur, en quelque sorte.