handicap et université, problème d'accessibilité

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Des mises en situation de handicap sont proposées sur le campus du Tertre.
Des mises en situation de handicap sont proposées sur le campus du Tertre. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Beaucoup d'escaliers, trop peu d'ascenseurs. En plein cœur de la Semaine de sensibilisation au handicap, l'association universitaire nantaise Handisup fête ses 20 ans. L'occasion, à travers animations, ateliers et débats, de faire le point sur les difficultés que rencontrent au quotidien les quelque 150 étudiants handicapés de l'université. Jérémie Turpin, en 2e année de licence de géographie connaît bien ces problèmes : « Le principal souci demeure dans l'accès aux bâtiments, franchir les escaliers, ouvrir les portes… Aujourd'hui, le regard des gens a évolué, les infrastructures doivent encore faire de même. » Stéphane Bruna, responsable de l'accueil et de l'accompagnement des étudiants assure que « les futurs aménagements, comme le projet de département de géographie, tiendront comptent de l'accessibilité aux handicapés. Malgré tout, il reste de nombreux points noirs, peu d'ascenseurs, pas assez de rampes… »

Handisup, un avenir incertain
En lien du Relais handicap de l'université, Handisup propose donc depuis 20 ans un accompagnement des jeunes en situation de handicap. « Les étudiants font la demande et nous leur proposons une aide humaine, pour tous leurs besoins dans leur vie étudiante et quotidienne, mais également pour les démarches en vue de leur insertion professionnelle. » Aujourd'hui, une centaine d'étudiants est suivie par les quelque 30 salariés d'Handisup. Néanmoins, le futur semble très indécis pour l'association. « Une heure de soutien nous coûte 22 €. Nous la facturons aux étudiants 17,50 €, le montant de l'aide qu'ils perçoivent. Dans ces conditions, il se peut que l'on jette l'éponge un jour ou l'autre », déplore le président.Benjamin rullier