Nantes : Un millier de personnes rassemblées pour dire stop à l’insécurité

Manifestation La préfecture de Loire-Atlantique a été le théâtre de plusieurs affaires de violences ces dernières semaines

C.A. avec AFP
Un millier de personnes a manifesté samedi 1er octobre à Nantes pour dénoncer un climat d'insécurité.
Un millier de personnes a manifesté samedi 1er octobre à Nantes pour dénoncer un climat d'insécurité. — Damien Meyer/20 Minutes

La manifestation était prévue de longue date. Samedi, la marche pour dire « stop à l’insécurité » a pris de l’ampleur après les récentes affaires de violences dont Nantes a été le théâtre. Organisée par Sécurité Nocturne Nantes (S2N), la marche a rassemblé un millier de personnes environ sous la pluie, dont plusieurs figures de la droite nantaise. Cette association, créée en 2019 par des travailleurs de la nuit (milieu des bars et de la sécurité), souhaitait mettre la pression sur la maire PS de la ville Johanna Rolland. « Il ne se passe par un soir sans une agression », témoigne Guillaume, co-président de S2N, employé dans un bar. « Nous souhaitons que Nantes retrouve son bon vivre en mettant plus de police de jour comme de nuit et plus de caméras », a-t-il ajouté.

La ville de Nantes a été le théâtre de plusieurs affaires de violences ces dernières semaines. Un policier a été grièvement blessé lors d’un contrôle routier. Puis une habitante de 40 ans a été violée par deux hommes. Mercredi, c’est un ado qui était la cible de plusieurs coups de feu, tirés en plein jour. Et jeudi, un corps présentant une trace de balle dans le front était retrouvé, en partie brûlé, dans un parc de Saint-Herblain. « La vie dans le centre-ville de Nantes n’est plus possible, assure Anne, mère de quatre enfants. Notre voiture s’est déjà fait fracturer deux fois. Je ne laisse pas mes enfants sortir seuls et nous réfléchissons sérieusement à partir ».




Johanna Rolland doit rencontrer mardi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. L’élue a annoncé dans un communiqué vouloir demander « une force mobile pérenne de 80 agents » supplémentaires et « une présence policière continue sur l’hyper centre-ville de 18 heures à 6 heures du matin ».