Un sursis pour les salariés de Leduc

Benjamin Rullier

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Touchée de plein fouet par la crise, la société Leduc a été placée hier en redressement judicaire avec période d'observation de deux mois par le tribunal de commerce de Nantes. L'entreprise de 375 salariés basée aux Touches et à Ligné, près d'Ancenis, avait accumulé près de 400 000 euros de dettes par mois. « Près de 120 employés pourraient être licenciés, un tiers de l'effectif » redoute Bertrand Gautier, délégué syndical CFDT. Un plan social « qui ne laisse rien présager de bon, mais qui est malheureusement nécessaire ».
Affectée depuis l'été 2008 principalement par la baisse considérable des commandes du constructeur de

chariots élévateurs Manitou, qui représente 50 % de son chiffre d'affaires, l'entreprise spécialisée dans les vérins

hydrauliques avait jusqu'alors réussi à protéger ses emplois. Les licenciements envisagés marqueraient donc « un coup dur » pour ce fabricant, selon la CFDT, dont « l'avenir demeure très incertain ».