L'aéroport au cœur des négociations

La rédaction Nantes

— 

Jean-Philippe Magnen, hier soir.
Jean-Philippe Magnen, hier soir. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

A l'annonce des premières estimations nationales, le sentiment était mitigé au siège nantais d'Europe Ecologie, où une trentaine de militants et de colistiers étaient rassemblés hier soir. « Il y a de la frustration, on espérait les 15 % », lance à chaud Virginie, 41 ans. « Je suis déçue, annonce même Michèle Mercier, en septième position sur la liste régionale du mouvement. Etre au coude à coude avec le Front national est très attristant. Mais on aurait sauté de joie avec un tel score il y a 10 ans. » L'estimation se montait alors à 13 %.
Lorsque Jean-Philippe Magnen, leader d'Europe Ecologie en Pays de la Loire, fait son entrée, les applaudissements fusent dans une petite salle qui s'est bien remplie : « Les amis, ce soir, nous pouvons avoir la tête haute. 15 %, c'était un pari. Que ce soit sur le plan régional ou national, nous nous enracinons comme la troisième force politique du pays. »
Reste à se mettre d'accord avec le PS – et ses 33 % – sur le sujet sensible de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en prévision du deuxième tour : « Nous allons porter notre idée de ne pas verser un centime pour cet aéroport qui est un projet du passé. Nous allons donc proposer l'idée d'un référendum auprès des citoyens ligériens. Mais il n'y a pas que ce dossier non plus… » Les négociations avec le PS s'annoncent très serrées dans les jours à venir.