sur les chantiers, un lien de clause à effets

Guillaume Frouin

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Sur le chantier des Dervallières,82 personnes ont profité du dispositif.
Sur le chantier des Dervallières,82 personnes ont profité du dispositif. — J.-S Evrard / 20 Minutes

L'idée a bien essaimé. Depuis cinq ans, Nantes métropole inclut dans ses marchés publics une « clause d'insertion », pour imposer aux entreprises qui répondent à ses appels d'offres de faire travailler des personnes « éloignées de l'emploi » (bénéficiaires du RSA, jeunes sans qualification…). Elle a créé pour cela un service dédié en interne, pour aider les employeurs dans leur recrutement et la formation de ces nouveaux employés.

La moitié des bénéficiaires réinsérés
Aujourd'hui, vingt-quatre autres « donneurs d'ordres » utilisent ce service pour introduire des clauses similaires dans leurs marchés publics. Au final, 1 135 personnes en insertion ont ainsi pu en bénéficier, et la moitié ont trouvé ensuite un emploi « durable » d'après Nantes métropole. Dorea, 30 ans, qui habite Orvault-Plaisance, a ainsi pu trouver un job de peintre en bâtiment après plusieurs années de chômage et de petits boulots de femme de ménage. « Je squattais la cuisine, je buvais des cafés et grillais des cigarettes toute la journée », se souvient-elle. Du côté des entreprises, la mesure fait aussi des heureux. « Cela leur permet de trouver de nouveaux salariés, et de faire face au turn-over », assure Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes et président de Nantes métropole.