Finances tendues à Nantes métropole

Frédéric Brenon

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« Qu'on soit de gauche ou de droite, tout le monde va dérouiller. » A l'image de Jean-Pierre Fougerat, vice-président chargé des finances, l'heure n'est pas à la rigolade à Nantes métropole. Pour la première fois depuis la création de la communauté urbaine, le budget (960 millions d'euros adoptés vendredi pour 2010) est en baisse. Les investissements pour l'année déclinent eux aussi légèrement, tandis que la dette suit une courbe inverse dangereuse. De l'avis général, la situation est « tendue ». La faute à l'Etat, selon la majorité, qui diminue ses dotations et supprime la taxe professionnelle (TP), laquelle représentait près de la moitié des gains de Nantes métropole.

« Le désengagement de l'Etat nous a privés d'environ 63 millions d'euros depuis 2003, dont 16 millions rien que cette année, c'est énorme, lance Jean-Pierre Fougerat. L'Etat a décidé d'asphyxier les collectivités et ce sont les citoyens qui en paieront les conséquences. » Il évoque l'hypothèse d'une hausse des impôts locaux. « Difficile dans ces conditions de faire des projets d'envergure à long terme », ajoute-il. Rejetant cet argumentaire, les élus de droite, eux, pointent du doigt la gestion de Nantes métropole et ses coûts « trop élevés ». W