Menaces sur les foyers éducatifs

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Ils accueillent chacun une dizaine d'adolescents « en danger » ou délinquants, pour mieux les réinsérer. L'un des deux foyers de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Nantes pourrait disparaître en septembre. C'est en tout cas ce que redoutent les syndicats. Un rapport en ce sens vient d'être remis à leur direction régionale. Un troisième foyer, rue Monteil, avait déjà été fermé en 2007. « Sur le Grand Ouest, l'administration veut supprimer 30 postes sur 800 cette année, puis 50 en 2011, affirme un délégué syndical. Elle ferme donc des structures pour arriver à ses fins. Dans la région, seul l'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault recrute. » La direction départementale de la PJJ, elle, ne parle que de « bruits de couloirs ». « Des études doivent d'abord être faites, rien n'est acté », insiste-t-on. Envoyés par des juges pour enfants, les adolescents hébergés peuvent suivre des formations à l'extérieur ou dans des « unités d'insertion ». W

Guillaume Frouin