La Loire-Atlantique aime le bio

David Prochasson

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L'année 2009 aura été fertile. Selon le Groupement des agriculteurs biologiques (Gab), en un an, la Loire-Atlantique a bondi de la huitième à la seconde place en pourcentage de terres certifiées « bio ». Elle talonne désormais la Drôme d'un cheveu et pourrait même la dépasser cette année. « En 2010, 50 nouveaux exploitants viendront s'ajouter aux 410 agriculteurs labellisés ou en cours de conversion », précise Philippe Caillaud, membre du bureau du Gab 44. Chaque année, près de 5 000 hectares, pour la plupart dédiés à l'élevage, basculent vers des modes de production raisonnée. « Ce n'est plus un phénomène marginal, se réjouit Philippe Grosvalet, élu au conseil général. Dans toutes les communes du département, il y a désormais des producteurs bio. »

Principale raison de cet engouement : le soutien accru aux agriculteurs. Depuis l'an dernier, l'association Manger bio 44 assure le lien entre producteurs locaux bio et restaurateurs. Entre 2006 et 2009, le conseil général a également doublé son aide financière au Gab. Constitué de professionnels, ce groupement diagnostique les difficultés qu'engendre le passage au bio et facilite la transmission du savoir-faire. Avec 6,7 % de sa surface agricole dédiée à la culture du bio, le département est ainsi en avance de deux ans sur les objectifs du Grenelle de l'environnement, qui fixent un taux de 6 % pour 2012. Seul bémol - et c'est un enjeu majeur du développement agricole -, la production locale est souvent consommée hors du territoire. Meilleur pour la santé, le bio peut donc encore faire mieux pour préserver l'environnement. W