ma toute petite entreprise crise

Guillaume Frouin

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L'an passé, le tribunal de commerce de Nantes n'a pas chômé. Crise oblige, quelque 9 666 décisions y ont été prises, selon un bilan dressé hier à l'occasion de l'audience solennelle de la juridiction. Soit + 4,5 % par rapport à 2008. « Les affaires importantes ont baissé de 50 %, en nombre et en taille », note Philippe Thibault, président du tribunal de commerce de Nantes. « Par contre, les très petites entreprises (1,7 salarié en moyenne) ont été principalement défaillantes, aussi bien dans le bâtiment que dans les services. »

Pour prévenir les faillites, il existe ­pourtant plusieurs dispositifs d'aide aux entrepreneurs en difficulté. Le tribunal de commerce dispose ainsi d'une ­« cellule de prévention », qui peut ­trouver des solutions adaptées (conciliation, mandataire ad hoc...) en toute confidentialité. Même souci du secret professionnel à la chambre de ­commerce et d'industrie (CCI) de ­Nantes-Saint-­Nazaire, qui a mis à ­disposition un numéro vert Allô PME 44 (0800 100 302). Depuis novembre 2008, il a recueilli 643 appels de chefs ­d'entreprise. « Il s'agit pour la plupart de très petites entreprises, qui n'avaient pas anticipé les problèmes, ou des sous-traitants affectés par l'activité de leur donneur ­d'ordres », observe-t-on à la CCI. « En fonction des problèmes de chacun, nous voyons avec eux s'il est intéressant, par exemple, de monter un dossier de ­chômage partiel ou de ­demander un moratoire sur les charges de l'Urssaf. » Le bout du tunnel est d'ailleurs peut-être proche : depuis deux mois, le ­nombre d'appels à Allô PME 44 a ­tendance à « plutôt diminuer ». W