Les labos publics se serrent les coudes face au privé

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Un des laboratoires de l'Idac,à Nantes.
Un des laboratoires de l'Idac,à Nantes. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

C'est une première : l'Institut départemental d'analyse et de recherche (Idac), laboratoire public dépendant du conseil général, s'associe aux labos de quatre collectivités bretonnes : Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor, Finistère et communauté urbaine de Brest. Au programme : des économies d'échelle, une politique commerciale et des investissements mutualisés pour rester compétitifs face à l'Institut Pasteur, Carso et autres Eurofins.

Question de solidarité pour le plus ancien labo public de France : plusieurs de ses homologues ont perdu des marchés, notamment dans le contrôle sanitaire des eaux. Trop chers... « Des laboratoires de grands distributeurs d'eau proposent parfois des analyses sur leurs propres produits, constate Patrick Mareschal, président (PS) du conseil général. L'indépendance pourrait être menacée. On veut défendre ce service public. » Et l'union fait la force. « La concurrence est bonne si la valeur technique, plutôt que le prix, sert de critère », précise Bruno Caroff, directeur de l'Idac, qui vient sur cette base d'obtenir un marché de centaines de milliers d'euros pour l'analyse de l'eau dans quatre régions de l'Ouest.

La nouvelle structure pourrait un jour prendre la forme d'un groupement d'intérêt public. Elle reste ouverte : le Morbihan pourrait s'y engouffrer. W

Antoine Gazeau