Les promoteurs du soda espèrent séduire les étudiants vendéens qui vivent à Nantes.
Les promoteurs du soda espèrent séduire les étudiants vendéens qui vivent à Nantes. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Nantes

Les Vendéens vident de nouvelles bouteilles

Il aurait pu avoir un goût de brioche. Ou alors de mogettes. Commercialisé depuis peu dans les grandes surfaces du Sud-Loire, le soda Vendée Cola a en réalité plutôt « un arôme citron » et « le goût acidulé des confiseries en forme de petites bouteil...

Il aurait pu avoir un goût de brioche. Ou alors de mogettes. Commercialisé depuis peu dans les grandes surfaces du Sud-Loire, le soda Vendée Cola a en réalité plutôt « un arôme citron » et « le goût acidulé des confiseries en forme de petites bouteilles de cola », à en croire Louis-Henri Chouane. Ce doctorant en droit de 29 ans a lancé sur le marché un « cola régional, identitaire et alternatif » avec deux amis trentenaires, en marge de leurs activités professionnelles respectives. A l'instar du Chtilà Cola nordiste, du Bougnat Cola auvergnat (au goût de gentiane) ou encore du Cola'rdèche (aux arômes de châtaigne).

« Il y a de la place pour tout le monde, est convaincu Louis-Henri Chouane. On sent un besoin chez les consommateurs de se rapprocher de leur terroir. Et chacun d'entre nous a sa légitimité sur son territoire. Je n'irais pas vendre mon produit à Brest ou à Quimper, tout comme Breizh Cola n'aurait pas intérêt à le faire aux Sables-d'Olonne ou à Saint-Jean-de-Monts. » Nantes, elle, était un passage obligé dans l'expansion du Vendée Cola. « C'est la grande métropole de l'Ouest, où vit une forte communauté étudiante vendéenne », justifie Louis-Henri Chouane. Paradoxalement, ni lui ni ses deux associés ne vivent dans le département de Philippe de Villiers. Et seul l'un d'entre eux y est né. « La Vendée a une identité forte, qui fait défaut à beaucoup d'autres départements », explique Louis-Henri, « Vendéen de coeur » habitant à Cholet (Maine-et-Loire). « C'est aussi une marque, avec le Vendée Globe et son littoral qui attire chaque année des millions de touristes. »

« Ils sont sur un bon petit business sympa », considère Jean-Paul Brunelle, directeur commercial de L'Abeille, usine de 101 salariés qui embouteille à Cholet une demi-douzaine de colas régionaux de France, dont le Vendée Cola. « Même si cela reste à des années-lumière des chiffres de Coca-Cola, c'est loin d'être négligeable pour une boîte comme nous. » Vendues 0,99 euros pièce, quelque 75 000 bouteilles en plastique d'un litre ont en effet été écoulées en un an. « C'est au-delà de toutes nos espérances : lors du démarrage, on avait tablé sur 50 000 bouteilles », confie Louis-Henri Chouane. W