Une réponse aux TER bondés

Frédéric Brenon

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La fréquentation du réseau régional 
a augmenté de 10,6 % en 2008.
La fréquentation du réseau régional a augmenté de 10,6 % en 2008. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Une bonne nouvelle pour les habitués des TER. Le constructeur Alstom a officialisé hier la commande de cent rames Régiolis nouvelle génération (160 à 300 places assises) en faveur des régions françaises. Les Pays de la Loire en recevront quinze en 2013, pour une facture estimée à 90 millions d'euros. La région a aussi mis une option sur vingt-cinq rames supplémentaires à l'horizon 2017. De quoi soulager grandement un réseau TER régional dont la fréquentation ne cesse de croître. Celle-ci a dépassé les 15 millions de voyages en 2008, soit une augmentation record de 10,6 % en un an. Et la hausse, bien que ralentie par la crise, se poursuit au premier semestre 2009 (près de 2 %).

« On assiste depuis l'an passé à une véritable prise de conscience en faveur des transports collectifs. Dans une région comme la nôtre, dont la croissance démographique est au-dessus de la moyenne nationale, la fréquentation n'a pas fini de grimper », pronostique Gilles Bontemps, vice-président (PCF) du conseil régional.

En conséquence, certaines lignes sont régulièrement saturées, au premier rang desquelles figurent Nantes-Angers et Nantes-Saint-Nazaire. « C'est toujours bondé aux heures de pointe du matin », constate Vincent, à Thouaré. « J'en ai marre de devoir rester debout, ou même, certains jours, de ne pas pouvoir monter », peste Françoise, à Vertou. « Il y a encore des points noirs, mais la situation s'est nettement améliorée grâce aux dernières livraisons », juge la direction régionale de la SNCF. Depuis 2004, près de 350 millions d'euros ont été dépensés par la région dans l'achat de 60 rames. Sept trains à double étage (340 places assises) ont déjà été mis en circulation, trois autres suivront début 2010. « La priorité était d'augmenter la capacité. On va maintenant s'attacher à renforcer la fréquence de toutes les lignes », promet Gilles Bontemps. W