Sexe, mensonges et trahisons entre petits amis

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Ne dites pas à Pierre-Marie Ndoutoume-Mba qu'il était l'amant de Vildye Raitière. Lui affirme qu'il n'en était que le « confident ». « Vildye appelait souvent mon frère au secours quand cela allait mal dans son couple », raconte Pauline Assengone-Mba. « Son mari jetait parfois des bouteilles sur elle. Il y avait beaucoup de violence verbale entre eux. » Selon elle, Jean Raitière avait même engagé un détective privé pour espionner sa femme. « Vildye avait un passé sulfureux et des amants partout », assure Yvon Simon, beau-frère du suspect. Pierre-Marie et sa femme, parents de quatre enfants, étaient aussi des amis intimes du couple Raitière. « Ils passaient tous les week-ends et les vacances ensemble », confirme son beau-frère. Tous faisaient aussi partie de la même « tontine », une « caisse de solidarité » à laquelle cotisaient une dizaine de membres de la communauté gabonaise de Nantes, et dont Vildye Raitière était la trésorière. Elle collectait ainsi environ 3000 euros par mois

Tous étaient amis, donc, mais pas au point de tout se dire : Pierre-Marie Ndoutoume-Mba avait d'abord affirmé aux gendarmes qu'il n'avait pas rencontré Vildye la nuit de sa mort. « Je craignais que Jean Raitière ne découvre que j'avais trahi son amitié », écrit-il au juge d'instruction, dans une lettre dont 20 Minutes a eu copie. « Il a voulu dissimuler la nature d'une relation amicale qui avait sa part de secret, puis a craint ensuite d'être mis en cause », justifie son avocat. Mais ce n'est a priori pas son seul secret. D'après une source proche du dossier, Pierre-Marie Ndoutoume-Mba entretenait aussi une liaison avec Anouchka, la fille de sa présumée maîtresse. Des rumeurs persistantes d'adultère qui ont eu raison, au final, de son mariage : sa femme a demandé le divorce. W

G. F.