Missions impossibles à la Mission locale

Guillaume Frouin

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Ambiance explosive à la Mission locale de Nantes métropole. Depuis une semaine, la moitié des soixante-douze salariés de l'association - qui vient en aide depuis 1982 aux 16-25 ans déscolarisés - exercent leur « droit de retrait ». Ils s'estiment « en danger » au regard de leurs conditions de travail, qui se sont brusquement dégradées depuis la mise en place d'un plan social, il y a un an. Faute de secrétaires, des tâches administratives se sont en effet rajoutées à l'accueil habituel des jeunes.

« On est à deux doigts de craquer », témoigne Régine, conseillère en insertion. « Tout cela génère du stress et de l'énervement, chez nous comme chez les usagers », explique Liliane, une de ses collègues. Sur les onze antennes fixes de la Mission locale, cinq sont totalement fermées et six tournent au ralenti. « Le plan social était nécessaire car nous étions au bord de la cessation de paiement », rétorque Michel Plaze, élu (app. PS) à Nantes métropole et président de la Mission locale. « Aujourd'hui, nos effectifs sont adaptés à nos ressources. Cela appelle un changement de pratiques, qui sera, certes, difficile à mettre en oeuvre. » Un médiateur a été nommé hier pour sortir de l'ornière. W