Les proches, autres victimes d'Alzheimer

Guillaume Frouin

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L'établissement se situe rue de Courson.
L'établissement se situe rue de Courson. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Elle est nichée à l'étage d'un superbe hôtel particulier, tout près du jardin des Plantes. Une « Maison des aidants » a été inaugurée hier matin à Nantes, pour venir en aide aux proches des malades d'Alzheimer. Centre de documentation spécialisé (revues, vidéos, DVD...) et de formation, ce lieu permet surtout de se confier à un psychologue ou d'autres personnes dans la même situation. « Beaucoup d'aidants culpabilisent de ne pas avoir détecté la maladie plus tôt, ou de laisser leur proche dans une institution », explique Solène Evrard, responsable du nouvel établissement.

« Les malades ont aussi tendance à déambuler toute la journée ou se montrer agressifs, ce qui se révèle épuisant à la fin de la journée », poursuit Solène Evrard. A ses côtés, Josette Guillard, 70 ans, acquiesce. « En 2002-2003, il n'y avait rien pour s'informer », se rappelle cette retraitée de Saint-Herblain, qui a perdu son mari en mai. « Cette Maison des aidants, c'est une merveille pour les gens. Il faudra qu'elle diffuse des plaquettes chez les médecins généralistes, comme il y en a déjà pour le cholestérol ou le diabète. » A l'instar du mari de Josette, 6 000 Nantais souffriraient aujourd'hui d'Alzheimer, et 800 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. W