Grosses incertitudes autour des retombées économiques

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Quel aurait été l'impact de l'Euro 2016 pour l'économie nantaise ? Difficile de le dire. En 2007, la Coupe du monde de rugby avait rapporté 27,4 millions d'euros en Pays de la Loire, selon une étude de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nantes-Saint-Nazaire, alors que 7,92 millions d'euros avaient été dépensés par l'Etat et les collectivités locales. « Un euro d'argent public investi dans la Coupe du monde de rugby aura généré 3,50 euros de retombées dans l'économie régionale », résumait la CCI. Hôtels et restaurants en avaient alors été les principaux bénéficiaires.

Mais les comparaisons s'arrêtent là. « A 80 millions d'euros, aucun événement n'est rentable », tranche un observateur de l'économie touristique nantaise. « L'Euro 2016 apporterait certes de la notoriété à Nantes, mais pour ce prix-là on peut faire de belles campagnes de pub partout en Europe. »

Du côté de l'opposition, renoncer à l'Euro 2016 « n'est pas dramatique », considère Benoît Blineau (MoDem). « Mais c'était couru d'avance : un grand équipement sportif aurait normalement dû être construit à chaque mandat de Jean-Marc Ayrault. Or, la piscine olympique promise en 1989 n'est toujours pas là... », critique l'élu centriste. « Si la rénovation du Palais des sports de Beaulieu avait été anticipée, on aurait ainsi pu organiser l'Euro 2016, même avec la crise. Les équipements culturels comme le Lieu unique ou le Zénith ont été eux bien mieux planifiés. » W