Le « MSC Splendida », et après ?

Frédéric Brenon

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La construction du« Splendida » a nécessité deux ans et demi de travail à Saint-Nazaire.
La construction du« Splendida » a nécessité deux ans et demi de travail à Saint-Nazaire. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Dix-huit ponts, quatre piscines, quinze bars, six restaurants, un théâtre, une salle de sport... Comme son frère jumeau Fantasia, livré en décembre, le paquebot MSC Splendida ne recule devant rien pour satisfaire sa clientèle. Quelque 1 500 personnes ont pu goûter à ce luxe samedi au cours de la croisière pré-inaugurale du dernier né des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Elles seront près de 4 000 à embarquer dans quelques jours à Barcelone pour le lancement de la première tournée méditerranéenne de ce mastodonte (333 m de long, 67 m de haut), dont la construction aura duré deux ans et demi. « Ce beau navire est sans doute le plus réussi de tous ceux qu'on a réalisé ces dernières années », estime, ravi, le directeur de STX France, Jacques Hardelay.

Ravis du résultat, les syndicats le sont aussi. Ils sont, en revanche, beaucoup plus inquiets de la charge de travail qui s'annonce aux chantiers. Deux paquebots sont en cours de finition et, derrière, le carnet de commandes est pratiquement vide. « Il y a urgence à le remplir pour éviter des mesures de chômage », s'inquiète la CGT. La levée de deux options d'achat par l'armateur MSC était espérée ce week-end. En vain. « Nous resterons fidèles aux chantiers nazairiens », a tenu à rassurer Gianluigi Aponte, le patron de MSC. W