Quatre salariés condamnés

Frédéric Brenon (avec AFP)

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L'effondrement de la passerelle, le 15 novembre 2003, avait fait 45 victimes.
L'effondrement de la passerelle, le 15 novembre 2003, avait fait 45 victimes. — F. PERRY / AFP

« C'est une peine juste. Nous sommes soulagés », estimait à chaud Yves Violette, le président de l'association des victimes. La cour d'appel de Rennes a reconnu hier que quatre salariés des Chantiers de l'Atlantique et de son sous-traitant Endel avaient une part de responsabilité dans la catastrophe de la passerelle du Queen-Mary 2, le 15 novembre 2003 à Saint-Nazaire. Un responsable d'agence chez Endel (fabricant de la passerelle) et un coordinateur d'ouvrage aux Chantiers de l'Atlantique (constructeur du navire) ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis. Le dessinateur d'Endel et un responsable logistique des Chantiers ont pour leur part écopé 18 mois avec sursis. Quant aux entreprises, elles ont été condamnées à verser chacune une amende de 225 000 euros.

La cour d'appel rennaise s'est donc montrée plus sévère que le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, qui, en octobre 2007, avait épargné tous les salariés et infligé des amendes inférieures aux deux sociétés. Selon une avocate des parties civiles, le montant total des dommages et intérêts accordés devrait être similaire au jugement de première instance, soit environ 9,5 millions d'euros. « Cette fois la justice reconnaît des fautes et des responsables », réagit Yves Violette. W