Nantes : Un nouveau marché dédié à la fripe tous les mercredis, « une première en France »

CONSO Six friperies itinérantes déballent leur marchandise depuis la mi-juin en centre-ville de Nantes

Julie Urbach
Le marché de la fripe est installé rue des Petits-murs, en plein centre-ville de Nantes
Le marché de la fripe est installé rue des Petits-murs, en plein centre-ville de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Nantes compte un nouveau marché, tous les mercredi de 11 heures à 19 heures et tous les premiers samedis du mois.
  • Il est composé de six stands et est exclusivement dédié aux vêtements de seconde main.

Des jeans de marque d’un côté, des chaussures en cuir un peu plus loin, mais aussi tout un tas de petites robes d’été ou de chemises colorées. Depuis la mi-juin, tous les mercredis, un petit marché un peu particulier s’installe sur la place des Petits-murs, juste en face de l’arrêt place du Cirque, en plein centre-ville de Nantes. « C’est le premier marché de la fripe de France, se félicite Doriane Facque, gérante de Chez dame didou et présidente de l’association Boug’ta fripe. On connaissait les puces ou les braderies, mais un endroit spécialisé uniquement en fripes, comme il en existe aux Etats-Unis ou en Italie, ça ne se faisait pas encore ! Nous sommes fiers de montrer l’exemple. »

Tous les mercredis de 11 heures à 19 heures, et tous les premiers samedis du mois, ces six friperies indépendantes déballent donc leur marchandise dans la rue, avec le soutien de la mairie qui leur a délivré une autorisation, jusqu’en décembre pour le moment. Un moyen pour la seconde main de se faire encore davantage sa place en centre-ville, alors que les boutiques spécialisées ont bien poussé ces derniers temps dans la cité des ducs. Mais depuis le confinement, ces magasins sont devenus pour certains itinérants. « Jusqu’ici, je faisais le marché Zola, Viarme aussi, rapporte par exemple Yvelise, ancienne graphiste désormais gérante de Chapitre Deux. Mon objectif est de montrer que ce n’est pas parce qu’une pièce a déjà été portée qu’elle ne vaut plus rien. Au contraire, elle a une histoire ! »

Le « juste prix toute l’année »

Avec ce marché, les exposants souhaitent aider la seconde main à se démocratiser encore davantage. Sur chaque stand, une cabine d’essayage a été aménagée, et les articles (des pièces actuelles, pas que du vintage) sont souvent rangés par couleur ou par taille, histoire de se repérer facilement.

Par contre, ne cherchez pas d’articles en soldes, même si c’est la période. « Nous sommes au juste prix toute l’année, estime Doriane Facque. Nous chinons, sélectionnons, lavons, repassons… Il s’agit parfois de pièces uniques, souvent faites en France. » Comptez 15 euros en moyenne pour un article. Les jeans, eux, varient entre 30 et 50 euros pour un Levis.