L'insécurité n'a pas attiré les foules

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« Vos libertés, votre sécurité, parlons-en ensemble. » Ou pas.

La dernière réunion publique sur la sécurité intérieure avait lieu hier, à Nantes, et du côté de la préfecture, l'heure est au bilan de ces rencontres, organisées depuis deux mois. Trois forums ont été annulés sur les dix-neuf prévus et quelques rendez-vous ont surtout ressemblé à un triste tête-à-tête entre une poignée d'habitants et autant de représentants de l'ordre. « Bien sûr qu'on est déçus, reconnaît Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet. Notre communication n'a sans doute pas été assez efficace. Et dans le contexte actuel, les gens ont peut-être aussi d'autres préoccupations... »

Le fonctionnaire note toutefois qu'en dehors de la région nantaise, l'affluence s'est révélée moins timide : soixante-dix personnes ont ainsi débattu à Basse-Goulaine, le 20 avril. « Un besoin fort de présence des forces de l'ordre s'est aussi exprimé », conclut Patrick Lapouze, tout en reconnaissant que ce constat est... forcément biaisé. W